Fantasy

Le prieuré de l’oranger

Résumé

Un monde divisé. Un reinaume sans héritière. Un ancien ennemi s’éveille. La maison Berethnet règne sur l’Inys depuis près de mille ans. La reine Sabran IX qui rechigne à se marier doit absolument donner naissance à une héritière pour protéger son reinaume de la destruction, mais des assassins se rapprochent d’elle… Ead Duryan est une marginale à la cour. Servante de la reine en apparence, elle appartient à une société secrète de mages.


Sa mission est de protéger Sabran à tout prix, même si l’usage d’une magie interdite s’impose pour cela. De l’autre côté de l’Abysse, Tané s’est entraînée toute sa vie pour devenir une dragonnière et chevaucher les plus impressionnantes créatures que le monde ait connues. Elle va cependant devoir faire un choix qui pourrait bouleverser son existence. Pendant que l’Est et l’Ouest continuent de se diviser un peu plus chaque jour, les sombres forces du chaos s’éveillent d’un long sommeil…
Bientôt, l’humanité devra s’unir si elle veut survivre à la plus grande des menaces.

Mon avis

Qui n’a pas entendu parler de ce roman paru fin 2019 ? Il a fait beaucoup parlé de lui à sa sortie. J’ai laissé la vague passer pour enfin me décider à le lire. Je ne compte plus les avis dithyrambiques sur ce roman, je m’attendais à beaucoup et j’ai été bien déçue.

Je vais parler de la chose qui m’a le plus gêné dans ce roman, les longueurs. J’ai trouvé qu’une bonne partie du roman ne servait pas à l’histoire. J’avais entendu dire que les 300 premières pages étaient les plus compliquées et qu’après ça allait mieux. J’ai beaucoup aimé les 400 premières pages (environ). J’ai beaucoup peiné au delà. Je vais être honnête, j’ai sauté beaucoup de passages à partir de la moitié du livre parce que je m’ennuyais.

L’intrigue de départ est plaisante, un reinaume menacé par l’éveil d’un dragon endormi depuis 1000 ans. Une quête pour empêcher cela d’arriver et quatre points de vue principaux pour bien cerner toute l’intrigue.

Au niveau des personnages, j’ai beaucoup aimé Ead. Elle est loyale à la reine et fera tout pour la protéger. Elle est franche avec cette dernière, ce qui est très rare à la cour. Ce sont les passages à la cour de la reine Sabran IX que j’ai préféré. J’ai aimé également le point de vue Tané, même si son comportement m’agaçait parfois. Je n’ai pas compris l’intérêt du point de vue de Niclays.

L’autrice met en avant des personnages féminins forts qui font avancer l’histoire et c’est très bien surtout en fantasy où les personnages féminins ont souvent un petit rôle dans l’histoire même si cela bouge ces derniers temps.

L’autrice développe un univers assez vaste avec des contrées qui ont leurs spécificités. J’aurai aimé en savoir plus. Comme j’aurai aimé passer plus de temps en compagnie des dragons.

En bref, c’est un avis plus que mitigé pour moi à l’issu de ce roman. Une intrigue intéressante avec des personnages qui valent le coup mais beaucoup trop de longueurs.

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6 réflexions au sujet de “Le prieuré de l’oranger”

  1. Ah dommage, mais je comprends ton avis ! J’ai beaucoup aimé ce roman mais il m’a aussi fallu au moins deux centaines de pages pour entrer dedans.
    Après oui, au niveau des dragons, il aurait vraiment fallu plus de contenu – on passe un peu à côté.

    Aimé par 1 personne

  2. Désolée pour l’éventuel doublon, je ne sais pas si mon commentaire à été envoyé.

    Cela reste certainement très personnel, mais j’ai beaucoup de mal avec la façon dont ce livre a été vendu. Je lis de la SFFF depuis 20 ans, et je n’ai pas le sentiment que les livres que j’ai lus aient pu être réellement misogynes ou reléguant les femmes à des postes moins que subalternes. Du coup me vendre un livre qui mettrait « enfin » les femmes en avant me paraît étrange parce que je n’ai pas cette impression de manque ou de misogynie. Qu’est-ce qui donne cette impression aux autres lecteurs-lectrices ? Je n’ai pourtant pas l’impression de lire si en marge que ça. En fait, j’ai même eu ce problème de sensation misogyne davantage sur des lectures récentes. Pour exemple de la bit-lit qui nous met de la viande à mec, entre autres.

    J’ai également beaucoup de mal avec le terme « féministe » accollé au livre (et à d’autres, en ce moment je trouve que ça devient vraiment un argument commercial qui revient et… j’ai les antennes-warning qui frétillent), parce que… je sais pas, juste coller plus de femmes à des postes normaux, j’arrive pas à considérer ça comme féministe. Je ne réclame pas à toute force un livre militant, mais pour moi c’est juste « écrire normalement ». Enfin presque, parce que dans ce cas j’ai eu une sensation de « que des femmes » de manière artificielle – là où dans un Chroniques du Pays des Mères, le « que des femmes » est questionné. Et c’est ça qui m’a manqué ici. Un questionnement, un titillement du lecteur, lui secouer un peu les puces. Là j’ai juste eu l’impression de lire une aventure avec des femmes. « Féministe » n’est vraiment pas le premier terme qui me vient en tête.

    Enfin, côté féministe, je trouve que c’est peu cohérent. Lutter féministe, c’est lutter égalité. Proposer une aventure de femmes, bof. La religion, basée sur la perfidie d’un homme qui vole son heure de gloire à une femme, soit… mais où est la cohérence dans que ses héritières ne soient que des femmes ?! Qui plus est qui n’ont jamais rétabli la vérité. Bref, tu l’auras compris, c’est pas tant contre le livre que je râle que contre des étiquettes qui me paraissent un rien usurpées ^^

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour,
      Tout d’abord ton commentaire n’est pas en double. J’aime beaucoup ton analyse. En effet, ce livre a été survendu comme féministe. L’ultra féminisation de cette société m’a titillé et m’a rappelé Boys out (un roman YA où les femmes dirigent tout et les hommes ne sont là que pour la reproduction). Rien de bon n’arrive avec un déséquilibre. Et je n’ai pas vu non plus le côté féministe de ce roman.
      Merci pour ton commentaire qui me permet de découvrir ton blog.

      J’aime

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